Droits de l'Homme et Police
15 mai 2008
à
22:55
| Publié par
RedMed
Abdelakim Ajiimi est mort des suites de son interpellation par la police.
Une fois de plus, le mot "bavure" a été prononcé, répété et amplifié par nos médias à propos de l’interpellation de Abdelakim Ajiimi. En est-ce vraiment une ? L’autopsie nous le dira peut-être.
Si cette hypothèse est confirmée, le choc ne proviendra pas tant du fait de la bavure elle même que des suites que les institutions responsables voudront bien lui donner. Nous le savons, ce genre d’affaire est toujours un drame pour le proches. Mais ce drame, loin de s’arrêter aux faits eux-même est, trop souvent, prolongé par les décisions attenantes.
Combien de policiers, suite à ce genre d’affaire, ont été simplement muté à un autre poste ou privé provisoirement d’avancement ?
L’Etat sait combien de boites de médicaments nous consommons par an, combien de poste de télévision chaque foyer possède, combien de paires de chaussure nous achetons par an, combien de film nous voyons par an, ne tient pas ce genre de statistique. Il y a sans doute des statistiques qui font mal même aux bureaucrates.
En France, pays des Droits de l’Homme, ce genre de bavure ne devrait pas exister ou au moins être réprimées comme le droit l’exige. Le laxisme des autorités concernées et l’intense lobbying de certains syndicats de police dans ce sens ont largement contribué à faire des policiers et gendarmes des "super citoyens" au dessus des lois.
La politique du gouvernement actuellement en place, répressive à outrance, est également responsable de l’accroissement du nombre de ces bavures, l’augmentation du nombre de recours à l’IGPN, la police des polices, rapportées dans le Monde Diplomatique en témoigne. Il suffit de passer quelques heures dans un commissariat de quartier pour constater à quel point grâce aux discours et aux mesures prises à l’initiative de Nicolas Sarkozy, les policiers se sont senti pousser des ailes de justiciers, pourfendeur de la veuve (agée) et de l’orphelin (bien blanc).
Il ne s’agit pas, ici, de jeter l’opprobre sur tout un corps de métier dont la très grande majorité des gens qui le compose font simplement leur travail, parfois avec un courage et une efficacité remarquable. Mais bien de mettre en évidence le fait qu’une frange très marginale outrepasse largement ses droits dans la plus grande indifférences des institutions concernées.
Pas étonnant que beaucoup de français se sentent moins en sécurité en présence des forces de l’ordre qu’en leur absence.
Il arrive encore aujourd’hui, qu’un jeune arrêté, parfois simplement parce qu’il était au mauvais endroit au mauvais moment, soit passé à tabac et doive passer de 48h de garde à vue à quelques jours de soins aux urgences de l’hôpital voisin. Ce genre d’événement, plus courant qu’on le ne pense généralement, n’est pas plus acceptable, dans un Etat de droit, que la mort d’un homme à la suite d’une interpellation "musclée" comme aiment à le dire, au choix, les syndicats de police de droite (Alliance ou Synergie pour ne pas les nommer) ou même parfois les préfectures.
Je n’attend rien de ce gouvernement qui a déjà eu, en une année seulement, suffisamment l’occasion de démontrer sa nocivité et son incurie en la matière. J’ose simplement espérer que les prochains sauront traiter cette question avec ce qui manqua et manque aux gouvernements passés et actuels : la volonté politique du changement ... dans le bon sens.
Article publié dans l'Huma du 15 mai 2008

Une fois de plus, le mot "bavure" a été prononcé, répété et amplifié par nos médias à propos de l’interpellation de Abdelakim Ajiimi. En est-ce vraiment une ? L’autopsie nous le dira peut-être.
Si cette hypothèse est confirmée, le choc ne proviendra pas tant du fait de la bavure elle même que des suites que les institutions responsables voudront bien lui donner. Nous le savons, ce genre d’affaire est toujours un drame pour le proches. Mais ce drame, loin de s’arrêter aux faits eux-même est, trop souvent, prolongé par les décisions attenantes.
Combien de policiers, suite à ce genre d’affaire, ont été simplement muté à un autre poste ou privé provisoirement d’avancement ?
L’Etat sait combien de boites de médicaments nous consommons par an, combien de poste de télévision chaque foyer possède, combien de paires de chaussure nous achetons par an, combien de film nous voyons par an, ne tient pas ce genre de statistique. Il y a sans doute des statistiques qui font mal même aux bureaucrates.
En France, pays des Droits de l’Homme, ce genre de bavure ne devrait pas exister ou au moins être réprimées comme le droit l’exige. Le laxisme des autorités concernées et l’intense lobbying de certains syndicats de police dans ce sens ont largement contribué à faire des policiers et gendarmes des "super citoyens" au dessus des lois.
La politique du gouvernement actuellement en place, répressive à outrance, est également responsable de l’accroissement du nombre de ces bavures, l’augmentation du nombre de recours à l’IGPN, la police des polices, rapportées dans le Monde Diplomatique en témoigne. Il suffit de passer quelques heures dans un commissariat de quartier pour constater à quel point grâce aux discours et aux mesures prises à l’initiative de Nicolas Sarkozy, les policiers se sont senti pousser des ailes de justiciers, pourfendeur de la veuve (agée) et de l’orphelin (bien blanc).
Il ne s’agit pas, ici, de jeter l’opprobre sur tout un corps de métier dont la très grande majorité des gens qui le compose font simplement leur travail, parfois avec un courage et une efficacité remarquable. Mais bien de mettre en évidence le fait qu’une frange très marginale outrepasse largement ses droits dans la plus grande indifférences des institutions concernées.
Pas étonnant que beaucoup de français se sentent moins en sécurité en présence des forces de l’ordre qu’en leur absence.
Il arrive encore aujourd’hui, qu’un jeune arrêté, parfois simplement parce qu’il était au mauvais endroit au mauvais moment, soit passé à tabac et doive passer de 48h de garde à vue à quelques jours de soins aux urgences de l’hôpital voisin. Ce genre d’événement, plus courant qu’on le ne pense généralement, n’est pas plus acceptable, dans un Etat de droit, que la mort d’un homme à la suite d’une interpellation "musclée" comme aiment à le dire, au choix, les syndicats de police de droite (Alliance ou Synergie pour ne pas les nommer) ou même parfois les préfectures.
Je n’attend rien de ce gouvernement qui a déjà eu, en une année seulement, suffisamment l’occasion de démontrer sa nocivité et son incurie en la matière. J’ose simplement espérer que les prochains sauront traiter cette question avec ce qui manqua et manque aux gouvernements passés et actuels : la volonté politique du changement ... dans le bon sens.
Article publié dans l'Huma du 15 mai 2008

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Humeurs,
Politique
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La complainte du No Life
11 mai 2008
à
23:52
| Publié par
RedMed
Les No Life sont une populations qui a tendance à s'étendre ces temps-ci. L'hymne présenté plus haut met en évidence plusieurs de leurs carractérristiques propres dont :
- L'addiction à un jeu de type MMO-RPG (Massively Multiplayer Online - Role Playing Game, Jeu de rôle en ligne massivement multijoueur) quelconque
- La dépendance à un ou plusieurs psychotrope (cité ici ; le café)
- L'absence totale d'interaction sociale autrement que par écran interposé
Pour illustrer pourquoi, votre serviteur se permet de considérer ce mode de vie comme étant moins enviable qu'un autre, voici un extrait d'une émission de service publique dans la veine ordurière et putassière coutumière de la plage horaire qui vient juste après celle que l'on se doit aujourd'hui d'appeler Prime Time.
Par ailleurs, pour justifier le titre de l'article, le GRM s'est permis de travestir la vielle chanson de Fabienne Thibault, la Complainte du Phoque en Alaska comme suit :
Kroi moi, kroi moi pas
Queq'part sur un PC
Y'a un nerd qui s'ennuie
Sa femme est partie
Avec un autre
Qu'avait un PowerMacintosh
Le Nolife est seul
Y regarde son écran
Qui freeze doucement sur le bureau
Y pense à sa guilde
En jouant tout bas
C'est comme ça quand t'es un no life
Refrain
Ca vaut pas la peine
De vivre pour de vrai
Devoir travailler en vrai
C'est vraiment trop dur
C'est pas de son level
Il manque d'XP
C'est assez risible
Mais c'est toute sa vie
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Humour
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